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09/12/2011

JULES BRUNET, LE "DERNIER SAMOURAI" HISTORIQUE 1/3

 

brunet 2.jpgBien que méconnu des Français, Jules Brunet a fait un retour dans les mémoires grâce au film d’Edward Zwick, sorti en 2003, « le dernier samouraï ». En effet, même si le film n’est pas très fidèle aux événements qu’il relate puisqu’il mélange la guerre de Boshin 1868-1869 et la rébellion de Satsuma de 1877, il s’inspire néanmoins de l’épopée de Jules Brunet au Japon. Dans le film, l’officier français est devenu un officier américain, Nathan Algren.

Jules Brunet, né le 2 janvier 1838 à Belfort et mort le 12 août 1911 à Fontenay-sous-Bois, est un officier militaire français dont le point culminant de la carrière est son activité lors d'une mission d'instruction au Japon. En effet, suite aux difficultés du Shogun qui conservait encore pour un temps le pouvoir politique, cet instructeur d'artillerie venu moderniser son armée de samouraïs, se joignit ensuite à ses troupes contre le nouveau pouvoir impérial nippon.

Sorti de Polytechnique comme officier de l’École d’application de l’artillerie et du génie en 1857 dont il sort 4ème sur 31élèves, Brunet commence sa carrière militaire dans l’expédition mexicaine chère à Napoléon III de 1862 à 1867. À son retour, il reçoit la Légion d’honneur, en récompense de ses brillantes qualités militaires. Il est remarqué pour ses qualités de militaire, mais aussi pour ses textes, ses gravures, ses sketches évoquant la guerre lors de sa campagne au Mexique.

Sous l’impulsion de Napoléon III, l’empire français tente de se rapprocher du Japon. Plongé dans une période trouble l’Empire du Soleil levant, voit s’affronter les partisans du Shogun Tokugawa face à ceux de l’empereur, ce dernier désirant reprendre le pouvoir.

Les occidentaux parient alors chacun à leur manière sur la victoire d’un des deux camps, espérant en tirer bénéfice.

L’Angleterre et les Etats-Unis se rapprochent de l’empereur et lui apportent matériel et assistance. La France fait le pari du Shogun. Le shogun a, en effet, mesuré le retard pris dans la modernisation de son pays. Les puissances occidentales avaient imposé à Yoshinobu des traités qui sont, à l’instar de ceux passé naguère avec la Chine, jugés « inégaux », et qui ont fini par soulever des troubles à travers le pays et une vague de xénophobie.

La Grande-Bretagne, de son côté, aident en sous-main les « clans de l’ouest », favorables au nouvel empereur Tennö Meiji qui ne représente encore que la puissance religieuse ; tandis que la France, toujours désireuse d’aider le Japon à s’industrialiser depuis le traité de paix, d’amitié et de commerce de 1858 et le succès de l’Exposition universelle de 1867, s’engage, pour contrecarrer les visées britanniques, sous l’impulsion de son ambassadeur Léon Roches, à soutenir le shogun, qui vient de subir les représailles des autres Occidentaux après une vague d’attentats à l’encontre de leurs résidents et de leurs comptoirs.

Le gouvernement du shogun demande 34 instructeurs : la France gênée par la guerre du Mexique ne fournira que les 15 officiers de la mision Chamoine, 2 ingénieurs et un maître d’équitation. Début novembre 1866, le lieutenant J Brunet affecté au régiment d’artillerie montée de la garde impériale fait partie de la mission envoyée au Japon sous les ordres du capitaine Jules Chanoine et qui arrive à Yokohama début janvier 1867. Il est nommé capitaine peu de temps après.

Le capitaine Brunet, personnalité affable, communicative et d’une vive intelligence, va saisir rapidement les subtilités de la culture japonaise et subjuguer ses élèves artilleurs. C’est un bel homme qui en impose par une élégante stature d’1,85 m. Il s’exprime bien et a des talents d’écrivain reconnu et des goûts artistiques très développés qui ne déplaisent pas aux samouraïs. Peintre et dessinateur à ses heures, il fera pendant cette période un certain nombre d’esquisses décrivant à la fois la vie quotidienne de l’époque, les mouvements de troupes et les combats d’artillerie. Une solide fraternité d’armes se crée ainsi entre l’officier et les samouraïs qu’il instruit.

A suivre . . .

 

08:00 Publié dans Histoire | Commentaires (0) | Lien permanent

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