Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/11/2011

QUESAKO "BUGEI JUHAPPAN" ?

 

samourai1.JPG

 Dans le Japon Médiéval de l’époque des pays en guerre (sengoku jidai vers 1500), le bushi japonais pour être un guerrier accomplit dans «l’Art de la guerre» devait suivre un programme d’étude appelé : bugei juhappan.

Bugei juhappan c’est, soit au sens figuré l’étude de nombreux arts martiaux, soit au sens propre l’étude de 18 matières différentes que nous allons commencer par vous citer dans le désordre.


Les « arts de la guerre ».

- SUIREN : la natation militaire.

- HOJUTSU : les techniques d’armes à feu.

- KYUJUTSU : l’archerie militaire.

- NINJUTSU : les techniques d’espionnage, non pour les pratiquer directement mais pour savoir utiliser les ninjas et s’avoir s’en défendre.

- NOROSHI : technique de signalisation à distance en utilisant le feu.

- KENJUTSU : l’escrime au sabre lorsqu’il est dégainé et qui inclut les techniques secrètes dénommées :    FUDOCHI-SHINMYO-KEN et TSUBAMEGAESHI  

- IAIJUTSU : les techniques pour dégainer le sabre.

- BOJUTSU : le maniement du bâton long.

- NAGINATAJUTSU : la hallebarde ou fauchard.

- SOJUTSU : la lance, yari en japonais.

- JUJUTSU : combat au corps à corps.

- SHURIKENJUTSU : le lancement de pointes de métal.

- CHIKUJOJUTSU : les ouvrages de fortification de terrain et de forteresse.

- GUNBAIHO : la stratégie militaire.

- TENMONCHIRI : l’astrologie et la géomancie et aussi l’étude du terrain, des saisons, de la végétation.

- INYO KIGARU : les pratiques divinatoires issues du yng/yang taoïste.

 

Ainsi, le chef militaire qui décidait de partir en guerre.

- Préparait sa campagne militaire par l’emploi du NINJUTSU pour connaitre les intentions, le dispositif de l’ennemi mais aussi soudoyer, mener des actions de déstabilisation psychologique, saboter, assassiner.

- Grace aux renseignements fournis, il pouvait avec l’aide du CHIKUJOJUTSU définir les points faibles de l’ennemi et les forteresses à attaquer en priorité.

- Ensuite, GUNBAIHO et TENMONCHIRI lui permettait de définir son plan de bataille.

- Il ne restait plus qu’à utiliser INYO KIGARU pour définir le moment le plus favorable pour déclencher la campagne militaire.


Sur le champ de bataille.

- Revêtu de son YOROI (armure) comprenant protection pour les bras (KOTE), protection du tronc (DO) et pour les jambes (SUNE), la tête protégée par son KABUTO (casque) et son MENPO (masque), il utilisait d’abord les armes de jets (HOJUTSU, KYUJUTSU, SHURIKENJUTSU) du plus loin au plus près des armes d’hast (NAGINATA, YARI)

- Puis lorsque les armées s’affrontaient à distance rapprochée,  il combattait  au NAGINATAJUTSU ou SOJUTSU.

- Si la hampe venait à se casser, il pouvait encore combattre en BOJUTSU avant de passer au

KENJUTSU. KENJUTSU qui pouvait être pratiqué au KATANA (sabre long), au  KODACHI (sabre court) ou les deux à la fois (RYOTO ou NITO).

- Sans oublier que la pratique du IAIJUTSU lui permettait de dégainer à tout moment s’il était par exemple surpris en ayant son arc dans une main.

- Si ses sabres, voir son TANTO (poignard) devenaient inutilisables, il se rabattait sur le KUMIUCHI (corps à corps) en comptant sur son habilité en JUJUTSU.

Le guerrier de jadis se devait donc de maîtriser plusieurs disciplines martiales s’il voulait survivre sur le champ de bataille. 

La paix revenue et étant rentré vivant cher lui, il pouvait tout en continuant son entraînement au DOJO, pratiquer ZENDO (la méditation assise), SHODO (la calligraphie), CHADO (la cérémonie du thé), KADO (l’art de la composition florale ou IKEBANA) afin d’être un BUSHI (guerrier) et fidèle SAMOURAI (serviteur) suivant les principes du BUSHIDO (la Voir du guerrier).

De technique martiale pour survivre en temps de guerre les JUTSU vont devenir en temps de paix, au même titre que les autres Voies énoncées ci-dessus, des BUDO qui nous offrent la possibilité de revenir à un état d’être pur et essentiel comme nous le proposent ces vers anciens : « il y a peut-être une multitude de sentiers au pied de la montagne. Mais tous ne mènent-ils pas à contempler la même lune sur le lointain sommet ? »

 

(Source principale : le sabre et le divin par RISUKE OTAKE)

 


08:20 Publié dans Histoire | Commentaires (0) | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.